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[FIFH 2021] La commune : entre mythe et réalité

Pour sa 31ème édition, le Festival International du Film d’Histoire de Pessac braque les projecteurs sur l’histoire de la Commune de Paris. Débats, films documentaires, exposition… Le mouvement révolutionnaire parisien de 1871 étudié sous toutes les coutures. 

18 mars 1871, début de la Commune. Avec la fuite du gouvernement à Versailles, deux camps s’opposent. D’un côté, les Versaillais et de l’autre, les Communards. Paris perd son statut de capitale française. Les mesures décidées par Adolphe Thiers et l’Assemblée nationale comme la suppression du solde de la garde nationale ou bien le paiement des loyers, sont vécus comme de véritables affronts par ses habitants.  Face à cette injustice, la Commune est une concrétisation du désir du peuple parisien de s’ériger comme un modèle pour le reste du pays. À Versailles, Thiers et l’assemblée restent sourds à ces aspirations et souhaitent mettre au pas définitivement Paris.

Le conflit va se transformer en une véritable bataille. Dès le mois d’avril, le gouvernement attaque Paris, défendu par les Gardes nationaux, pour en reprendre le contrôle. Le mois qui suit sera marqué par la « Semaine sanglante », du 21 au 28 mai 1871, où environ 6500 personnes vont perdre la vie. 

Au FIFH, une exposition intitulée “La Commune. Une presse de combat” retrace les faits à travers les billets de presse.

Cette période de l’histoire, pourtant majeure, est peu abordée dans les manuels scolaires. Ludivine Brantigny, historienne, se livre sur cette question.  

Ce manque d’information est propice aux fantasmes et aux idéalisations, notamment sur la place des femmes dans ce combat. La Commune est souvent présentée comme une période émancipatrice. Raphaël Meyssan, Quentin Deluermoz et Michel Winock nuancent ce propos

Cédric Condon a réalisé un documentaire sur les visages de la Commune, à partir du travail de trois photographes de l’époque. Julie Malfoy a interrogé le réalisateur et propose, à la fin de cet article, une critique de son film.  

Corentin Alloune, Maxime Asseo, Juliette Brossault et Julie Malfoy